Des profiteurs, on en croise toute la vie: les pique-assiettes, les amoureux qui en veulent à votre porte-feuille, les amis qui veulent vous faire bosser gratuitement, les entreprises qui ne cherchent que des stagiaires quand vous démarrez dans la vie, l’employeur qui ne veut pas vous payer correctement car vous êtes une femmeuuuuuhhhh,  le propriétaire qui vous gonfle les charges pour se les mettre dans la poche (sans les déclarer aux impôts!!!)… Là, vous commencez à vous rappeler de certaines personnes ou à vous remémorer du vécu.

Les escrocs de l’amour et Cie

Attirez-vous ce genre de personnes? Les gens qui prennent mais qui ne donnent jamais rien, les suceurs d’énergie, les mangeurs de portefeuille, les escrocs du coeur ou du compte en banque, les stakhanovistes de l’escroquerie.

Deux livres en développement personnel traitent formidablement de ce sujet:

  • « Le syndrome de Tarzan », de Pascale Piquet.

http://www.amazon.fr/syndrome-Tarzan-Lib%C3%A9rez-vous-d%C3%A9pendance-affective/dp/2890923711

  • « Sortir du Triangle Dramatique – Ni persécuteur, Ni Victime, Ni Sauveteur » de Bernard Raquin.

http://www.amazon.fr/Sortir-triangle-dramatique-pers%C3%A9cuteur-sauveteur/dp/288353537X/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1403630266&sr=1-2&keywords=bernard+raquin

La dépendance affective

Pascale Piquet décrit merveilleusement bien dans son livre, la dépendance affective: l’un qui donne tout et l’autre qui reçoit à sens unique. Elle l’a vécu personnellement dans ses deux couples et elle s’est exilée au Canada pour lancer son business de coach spécialisé dans la dépendance affective qui cartonne.

L’auteure ne mâche pas ses mots:  Soit vous êtes un desperado qui donne tout cœur et âme pour  »se faire aimer » coûte que coûte par l’autre, sans se faire respecter, pour combler ses carences affectives. Soit vous êtes un trou noir affectif qui prend toujours et encore sans jamais donner ni de son temps, ni de son argent, ni de son amour ou de son affection. Le desperado vous a montré combien il acceptait tout sans jamais broncher, sans jamais vous opposer de limites alors, vous vous servez! Les deux profils sont des dépendants affectifs. Il n’y a absolument aucun vrai amour entre les deux. Ce sont juste deux personnes dont les névroses s’emboitent. Le despérado est celui qui souffre le plus de la situation. Il se néglige, s’efface complètement pour obtenir un peu d’affection qu’il ne recevra jamais. Il a inconscient dicté à l’autre sa conduite en lui lançant de multiples signaux: « tu vois, tu profites de moi, tu me dévalorises, tu vides mon compte en banque mais je ne peux pas vivre sans toi alors j’accepte tout. »

La seule façon de sortir de cet engrenage infernal qui n’a rien à voir avec l’amour est d’abord de sortir de son déni, ensuite de dire STOP (là, l’autre ne comprend plus ce qu’il se passe) et de rompre bien souvent la relation après avoir posé un ultimatum et exprimé sa souffrance. Ensuite, il convient de retravailler son estime de soi car elle en prend un sacré coup dans ce genre de relation.

 

Le syndrome du Sauveur

Dans son livre qui reprend la thèse de Karpmann sur les jeux psychologiques que nous jouons tous inconsciemment, Bernard Raquin explique que nous sommes parfois sauveur, parfois victime, parfois persécuteur. Kezaco? on dirait un film de guerre. Mais non! Ce sont des jeux psychologiques que nous jouons tous. Nous avons même tous un rôle préféré. Soit nous préférons jouer les victimes qui aiment se faire plaindre pour attirer l’attention sur elles à longueur d’année, soit nous avons soif de reconnaissance et nous avons besoin de trouver cette reconnaissance dans les actes de sauveur en aidant les gens qui ne nous ont rien demandé, soit nous jouons régulièrement les petits chefs tyranniques, nous aimons « persécuter » pour évacuer nos frustrations. A tour de rôle, nous jouons aux trois.

Et vous quel est votre rôle préféré?

 

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