Ecrivaine?  J’en rêve depuis toujours.
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Alors que j’ai été longtemps privée de communication verbale avec une mère qui décrochait le téléphone d’en bas quand j’appelais quelqu’un (il y avait trois téléphones à chaque pallier dans la maison et nous avions deux étages) pour me faire raccrocher, une mère qui contrôlait toutes mes relations et les personnes que je devais côtoyer, je me suis réfugiée dans l’écriture dès l’adolescence.
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Je ne pouvais pas parler alors j’écrivais. J’écrivais grâce aux journaux féminins. Ces magazines avaient des rubriques « Correspondantes ». On pouvait correspondre avec toute personne qui écrivait alors j’écrivais à tout le monde. A l’époque, internet et les réseaux sociaux n’existaient pas. J’écrivais souvent plusieurs lettres par semaine. Bien sûr, j’avais des copines au collège ou au lycée, mais ce n’était pas pareil. Et puis elle m’interdisait les « boums, elle m’interdisait les petits amis, elle m’interdisait de pratiquer les sports que j’aimais, elle m’interdisait tout ce qui me faisait « moi ». 
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Je m’étais alors persuadée que j’étais comme un être qui ne savait pas se comporter socialement et que je ne pouvais pas être intéressante. J’étais persuadée que je ne pouvais être que tolérée et que j’avais besoin d’autorisation pour aller vers les autres et leur parler. J’avais l’impression que je ne valais rien. Elle me disait souvent « Mais tu es nulle, tu n’iras jamais loin ». Je vous renvoie à cet article où j’évoque le sujet de la revanche.
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Aujourd’hui, plus personne n’est là pour me contrer à part moi-même. Aujourd’hui, je sais sortir de ma vie toutes les personnes qui « savent » mieux que moi ce que je dois être. Aujourd’hui, je ne n’autorise personne à m’empêcher de m’autoriser. 
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Alors je me mets à nouveau en selle pour ne laisser personne m’empêcher de m’exprimer. Écrivaine, je veux être. Auteure, je veux continuer à être. Je suis déjà auteure de blog. Et je veux aller plus loin.
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L’oral c’est pas mon truc. Ceux d’entre vous qui ont vu mes conférences en ligne l’ont bien constaté. J’ai été muselée pendant tant d’années qu’il me faut encore beaucoup d’efforts, d’entraînement et de déblocages pour y parvenir. Je ne suis pas dans ma zone de challenge mais de panique à l’oral. Ma zone de génie, c’est-à-dire celle où je ne vois pas le temps passé, celle où j’avance en toute confiance de manière limpide, c’est l’écrit.
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J’ai rédigé la préface de mon livre et je l’ai déposée chez un huissier. C’est une démarche officielle, une démarche qui ancre mon intention. C’est un engagement devant vous qui me lisez pour ne plus me permettre de rétropédaler. Ne plus revenir en arrière « de moi ». Je laisse mon besoin s’exprimer, je le laisse faire son chemin. Il ne trouvera peut être pas écho en vous, mais il raisonne en moi et j’espère qu’il aidera au moins une personne à se réaliser.
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J’espère qu’au moins une personne aura changé sa vie grâce à mon écriture.
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J’espère qu’être moi vous aidera à être vous.
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Je vous ouvre la voie pour que vous exprimiez la votre.
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Je vous ouvre la voie pour que vous arrêtiez de subir et que vous preniez la responsabilité d’être vous.
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Voici donc les quelques mots de préface que je viens de jeter sur mon ordinateur.
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Le titre du livre n’est pas choisi par hasard. Il vient de m’apparaître alors que je l’avais toujours porté en moi.
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J’ai passé les étés de mon enfance dans la maison de vacances de mes grands-parents en face Porquerolles, près de la plage. De mémoire, cette maison s’appelait « Storm even ». Ou peut être « Storm Eden ». A vrai dire, je ne m’en souviens plus mais on m’a toujours dit que cela signifiait « port des tempêtes ». Je l’ai traduit autrement car finalement cette maison a toujours abrité des tempêtes et je cherche mon vrai port à moi depuis toujours.
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Ce titre va peut être évoluer mais c’est celui qui me vient aujourd’hui. Mettez-moi vos commentaires en messagerie pour me donner vos avis. 
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« PREFACE
Si vous ouvrez ce livre, c’est que j’ai accompli mon rêve… Si vous ouvrez ce livre, c’est que je suis devenue écrivaine. Si vous ouvrez ce livre, c’est aussi que vous allez accomplir les vôtres.  Votre vie va changer. Et elle va non seulement changer mais elle va être complètement bouleversée.
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Êtes-vous prêt à tenir la barre? Il y aura des tempêtes parfois, surtout au début. Oui, c’est ça : des tempêtes de début. l y aura aussi des tempêtes de milieu. Cependant, je peux vous assurer qu’il y aura surtout le port des tempêtes « Port of storms », le port que vous vous êtes constitué. Je peux aussi vous garantir qu’il n’y aura pas de tempête de fin car la fin – votre fin – sera apaisée. Vous aurez accompli tout ce qui vous tenait à cœur, vous vous serez réalisé et il n’y aura aucune place pour les regrets.
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Je vous préviens enfin que si vous continuez la lecture de ce livre, si vous suivez le même chemin que l’héroïne, vous ne pourrez plus revenir en arrière…
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Vous êtes prévenu ! Alors, on continue? « 
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Voilà, c’est parti !
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J’avais le trouille que cela ne plaise pas et puis j’ai réalisé que cela n’avait pas d’importance car j’ai besoin d’écrire pour « me dire ». Je suis écrivaine en moi, je suis écrivaine pour ceux qui veulent changer leurs vies, je suis écrivaine pour que ma fille soit libre. Je me comprends. 
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Ecrivaine, c’est un état, plus qu’un métier. Ecrivaine, c’est une nécessité pour se réaliser.
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Ecrivaine, moi? Wow, je n’arrive pas à croire que j’ai écrit ça. 
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