Quand j’ai entendu parler de slow food, j’ai été tout de suite enthousiasmée. Ce mouvement est parti d’Italie: des individus refusaient de manger de la nourriture industrielle et décidaient de repasser au fait-maison, de placer le terroir et l’alimentation locale au centre de leur consommation, de ralentir leur mode de vie, d’abandonner la junk food et les fast food pour retrouver du sens dans leur assiette et de la qualité dans leur vie.

Une véritable mouvement!

Une association « slow food » a été crée et compte aujourd’hui plus de 100 000 adhérents dans plus de 100 pays! Un succès total. Il s’agissait de mettre à l’honneur le goût, le terroir, les traditions culinaires, le savoir-faire local, l’épicurisme alimentaire, développer l’apprentissage chez les enfants, promouvoir les producteurs et artisans locaux….en opposition avec la mal-bouffe.

De là, sont nés où se sont juxtaposés des mouvements tels que le locavorisme, le localisme, la slow life, le respect des saisons, le retour aux valeurs traditionnelles et bien d’autres.

Un besoin de ralentir

Dans mon cas, après mon burn-out, le besoin de ralentir s’est fait sentir de manière obligatoire. Tout était à changer. Le rythme de vie en faisait parti. Courir sans savoir où l’on va n’avait plus de sens. Se tuer la santé dans une course contre la montre n’était plus de mise.

bonheurhamac

Ce besoin peut se déclencher après un autre évènement de vie. Dans mon cas, ce besoin de vivre au ralenti avec un retour aux valeurs du terroir et au goût était déjà encrés. J’avais eu ce type d’éducation gustative grâce à ma grand-mère. Une chance qu’elle m’ait appris dès mon plus jeune âge à « faire moi-même ». Je suis donc revenue à une cuisine simple où l’on utilise un couteau, une planche à légumes, un hachoir main plutôt qu’un robot, un fouet à la place du batteur, des épices plutôt que des exhausteurs de goût.

J’ai donc retrouvé le plaisir de cuisiner moi-même, de découper mes légumes achetés au marché, d’agrémenter de thym et de persil que je fais désormais pousser dans mon jardin (si vous n’avez pas de jardin une jardinière sur le balcon est formidable aussi), de découvrir sur le net et les blogs de nouvelles recettes toutes plus colorées les unes que les autres.

Appropriez-vous votre cuisine et ne laissez plus la nourriture industrielle déshumaniser vos papilles!

En plus, les enfants adorent ça! Faites-les participer, apprenez-leur comme ma grand-mère m’a enseigné. Ils garderont ces merveilleux moments passés avec vous en mémoire et le transmettront un jour à leur tour.

Bonus: ma recette des yaourts maison

C’est donc ainsi que mes convictions écologiques, mon besoin de ralentir et mon envie de faire moi-même m’ont conduite à tester les yaourts fait-maison! Faire des yaourts, c’est simple comme dire bonjour!

 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

En voici la recette:

  1. récupérer des pots de yaourts en verre ou en terre ou ceux de votre yaourtière (en terre, je trouve ça joli!)
  2. mélanger dans une casserole 1 litre de lait (entier, demi-écrémé ou écrémé) avec un yaourt du commerce bio
  3. faire chauffer à feu moyen deux minutes jusqu’à précisément 50° (il faut vérifier avec un thermomètre alimentaire)
  4. verser dans vos pots
  5. mettre pour 8 heures dans votre yaourtière
  6. laisser refroidir et mettre au frigo.

 

Conseils:

  • utiliser une yaourtière pour 12 personnes, ça dure plus longtemps. On en trouve sur le bon coin, des neuves ou d’occasion.
  • faites les yaourts plutôt le soir avant de vous coucher ou le matin en vous levant (ça prend moins de 5 minutes) pour qu’ils fermentent toute la journée ou toute la nuit.

 

Bonne slow food et bon appétit!

 

Vous avez aimé? Abonnez-vous !

 

 

Une réponse

Laisser un commentaire