Un beau jour où nous avons déménagé, j’ai réalisé que tout ne rentrerait pas dans notre prochaine maison. Ce que je ne savais pas encore, c’est que ce déménagement allait changer ma vie… 

Nous devions passer d’une maison de 120 m2 en ville à une maison de 80 m2 à la campagne et je ne voulais pas tout emporter. Bien qu’ayant un immense garage où nous aurions pu stocker abondamment, j’avais décidé de faire du vide. C’est souvent quand on déménage que l’on se rend compte du cumul inutile engendré par notre mode de vie matérialiste.

J’aime l’espace dans les lieux de vie. Je déteste les habitats qui sont trop chargés où les maisons ne respirent pas. Je n’ai pas étudié le Feng Shui mais je me sens beaucoup mieux dans une maison fluide. Chaque fois que j’ai emménagé quelque part, j’ai privilégié la facilitation de la circulation. Que la maison reflète l’harmonie me semble vital. Je n’aime ni les recoins ni les murs, j’apprécie au contraire les grands espaces. Alors comment j’avais pu en arriver à bourrer mon cellier à bloc ainsi que mes meubles et mes placards avec tout ça?

Un gaspillage multiple

  •  perte d’argent dans l’achat d’objets que l’on n’utilise pratiquement jamais
  • perte de place quand on bourre les placards et si l’on en manque, on en achète des nouveaux
  • perte de temps à ranger et à nettoyer
  • perte de ressources naturelles dans lesquelles on puise abondamment pour fabriquer tous ces objets.

Gaspillage financier absurde

Le constat du gaspillage financier est une prise de conscience évidente lors d’un déménagement. La vie est chère et par les temps qui courent beaucoup de gens font attention, mais au quotidien nous ne voyons pas tout ce que nous accumulons pour un usage quasi-inexistant. Combien de fois me suis-je servie de ma perceuse?  De tous ces livres que je ne lis pas? De tous ces DVD? De tous ces vêtements?

Placards qui débordent

Les phénomènes de placards qui débordent et de garages où notre titine ne peut plus rentrer, sont fréquents! Quand vous empilez et qu’un jour tout s’écroule sur votre tête, c’est même risible! Mais plus on a de place, plus on continue d’acheter. C’est plus fort que nous. Le mode de vie occidental est basé sur la consommation. Nous avons grandi avec l’idée que la croissance économique était un bien fondé, nous sommes tentés par les publicités et les belles vitrines depuis notre enfance. Consommer est un acte banal de la vie quotidienne et puis nos grands-parents ont tellement manqué de tout… (la belle excuse!).

Mais c’est passé où ce truc?

Ch’sais pas vous mais plus on entasse en croyant que c’est rangé et plus on met de temps à chercher le précieux objet dont on a absoooolument besoin dans tout ce bazar. Alors, après avoir passé des heures à se souvenir de l’endroit où on a bien pu fourrer ce satané livre ou la boîte à boutons et bien on finit par… je vous la donne en mille? Les racheter! Où bien, on ne se souvient même plus qu’on a des tonnes de tournevis cruciformes et on en rachète parce qu’on en a vu des supers jolis en vert anis trop stylés dans l’aller centrale de notre magasin préféré.

Sans parler que ce bazar, c’est bien beau mais quand il faut faire le ménage, on y passe des heures. Et puis faut tout plier, faire la poussière. Brrrrrrrrrrrrrr…

Ecologiquement non correct

Là, ce sont mes valeurs profondes qui parlent! Moi qui suis si sensible au respect de la nature, je m’en veux d’acheter et de stocker des objets inutiles. Combien de mètres cube de terre a t-on remué pour extraire ce métal? Combien d’arbres a t-on abattu? Combien de rivières chinoises ont été polluées par la fabrication de ce produit? Encore plus que le reste, c’est l’aspect écologique qui me peine.

 

Des solutions anti-gaspi tendances

Oui, crise et écologie obligent, notre mode de consommation évolue considérablement. On est désormais dans l’ère du partage et du recyclage! Il n’y a pas un jour sans qu’une nouvelle start-up soit crée sur ce thème où que les journalistes en parlent. Nous ne sommes pas dans un phénomène de mode, nous sommes en train de changer profondément nos mentalités de gaspilleurs.

La consommation collaborative

J’adore cette époque où pleuvent les nouvelles idées telles le co-voiturage, la colocation, le couch surfing, l’échange de maisons, la location de nos appareils ménager, l’auto-partage, le partage de machine à laver. A travers ces concepts, la possession disparaît au profit de l’usage.

Nous avons vu naitre des mouvements comme les Colibris, les Gratiférias ou les Incroyables Comestibles qui sont totalement inédit. Le gars qui a inventé la Gratiféria est un brésilien encombré qui comme moi voulait déménager et qui s’est délesté du poids du matériel en donnant tout simplement ce qui serait utile aux autres.

Mon plan d’attaque « déménagement »

Bon, pour déménager et ne pas avoir à transporter des tonnes de choses inutiles, j’ai donc mis en place un plan en 5 étapes:

  1. J’ai commencé par faire les placards et les tiroirs et mettre de côté tout ce qui ne me servait à rien et à trier: « à donner / à vendre / à jeter ».
  2. J’ai donné sur donnons.org, aux bonnes œuvres et aux copines.
  3. J’ai déposé les objets comme le petit canapé, les vieux skis et les raquettes de tennis près des poubelles où ils n’ont pas fait long feu.
  4. J’ai vendu sur le bon coin et en vide-grenier.
  5. J’ai recruté des potes pour mon déménagement en leur offrant ce que je n’utilisais pas (imprimante couleur, vaisselle, draps neufs, machines à coudre…).

 Là où l’histoire continue…

Je n’allais pas m’arrêter en si bon chemin!! J’ai lu le best-seller de Dominique Loreau qui m’a confortée dans le choix du minimalisme. Il s’agit non pas de se priver de tout, mais de privilégier la qualité à la quantité: quelques belles pièces de vêtements, un joli sac à main de marque qui dure plusieurs années… Son livre aborde l’épuration dans tous les domaines de la vie: manger moins mais manger mieux, consommer moins mais consommer mieux, faire moins mais faire mieux… Un art de vivre inspiré de savie au Japon.

« http://www.amazon.fr/Lart-simplicit%C3%A9-Dominique-Loreau/dp/2501084861/ref=la_B004MU318W_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1403872873&sr=1-1

aloreau

 Et c’est maintenant, ce que j’essaie d’appliquer dans ma vie en ayant arrêté les achats et la nourritures compulsifs et en préférant le bien être à l’avoir. Je ne laisse plus rien s’accumuler, je ne dévalise plus les magasins pendant les soldes, je n’ai plus de compulsions alimentaires, je ne collectionne rien, je donne si je n’en ai plus l’usage, je réfléchis avant d’acheter, je revends sur le bon coin ou dans les vide-greniers ce qu’il me reste au garage.

Nouvelle façon d’aborder la vie, et qu’est-ce qu’on se sent mieux!

 

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