Peur ? Que de chemin parcouru depuis un an dans ma vie! Si vous lisez ce blog, vous savez que l’an passé, j’ai fait un joli burn-out. Alors je vais vous démontrer aujourd’hui que si vous êtes au fond du trou à un moment de votre vie, vous pouvez vous en sortir.

Il y a un an j’étais dans ma peur…

A l’automne dernier, j’étais dans un état d’épuisement, de démotivation et d’irritation proche de son paroxysme. Sommeil agité, vie sociale quasi-nulle par manque de temps, vie familiale à fond dans la course, vie professionnelle désastreuse qui me confrontait à des relations agressives ou de harcèlement, vie amoureuse difficile. Alors j’ai stoppé tout ça d’un coup net grâce à 3 mois d’arrêt maladie. Ça parait beaucoup pour ceux qui n’ont pas vécu ce genre de situation et parfois trop peu pour ceux qui l’ont vécu.

Crises d’angoisse, fatigue, vertiges, somatisation ont mis quelques semaines à disparaitre. Une évidence m’apparaissait: il fallait que ça change. J’ai fait le point. J’ai fait un bilan sur chaque pan de ma vie. J’ai analysé ma vie familiale (celle où tout allait heureusement), ma vie amoureuse, ma vie professionnelle, ma vie sociale. Mes erreurs, mes faiblesses. Mes points forts, mes désirs.

Puis j’ai compris que la peur est un moteur…

J’ai compris que j’avais fait des erreurs, que la vie m’avait confrontée à tester mes faiblesses, que j’avais des qualités, que je ne devais plus accepter les relations toxiques, que j’avais fait de mauvais choix poussée par mon besoin de sécurité et ma dépendance affective. Mes peurs m’avaient montré le chemin qui les entretenait. J’avais peur du rejet, je me mettais dans des situations de rejet. J’avais peur de l’abandon, je me mettais dans des situations d’abandon.

Pourtant, j’avais appris à dire non. Ça ne suffisait pas. Je devais aller plus loin. Je devais lâcher prise. Sortir de ma zone de confort. Je devais m’éloigner des personnes qui me renvoyaient mon mal-être et qui m’y maintenaient. J’étais leur complice inconsciente. On est responsable de se laisser malmener. Abandonner les personnes qui me tiraient vers le bas a été le premier pas vers ma reconnexion. Mieux vaut être seul que mal entouré. Et d’ailleurs, si l’on cherche bien, on a toujours quelques personnes qui nous veulent du bien mais que l’on ne voit pas, les autres effaçant tout.

J’ai agi…

J’ai décidé face à la vie qui a placé les bonnes personnes sur mon chemin de créer mon entreprise. Je savais que je devais le faire. J’avais juste à dépasser mes peurs. Je m’étais embourbée dans le cocon du service public qui ne me convenait pas. De vacation en vacation, je m’enlisais. Heureusement, j’avais gardé un pied dans le privé.

En effet, je fonctionne au défi. Je n’aime pas les carcans. Je déteste les protocoles. J’aime que ça avance vite. J’adore les challenges. Je me sens vivante quand je les affronte. J’aime prendre des décisions. Je sais que j’ai des compétences. Je sais que je suis douée quand je fais ce qui me plait.

Un beau jour, j’ai rempli mon formulaire de déclaration d’activité et ça y est, j’avais démarré. J’avais regardé pas mal de vidéos de coachs qui conseillent tous de franchir le premier pas. Et je suis devenue profession libérale.

Quelques coups de pieds aux fesses….

Puis j’ai pris conscience de l’ampleur du travail qui allait suivre. Étude de marché approfondie, business plan, formation…formation…formation. Le secteur que j’ai choisi est en perpétuelle évolution. C’est ce qui me plait. Mais du coup, je devais me perfectionner.

J’ai du sortir de mes tranchées et prendre le taureau par les cornes. J’ai attrapé quelques angoisses devant la tâche à accomplir. J’étais douée sur ma partie de conseil et de formation mais je ne maîtrisais pas la technique, toujours déléguée. J’ai appris, appris appris. Jusqu’à 12 heures par jour, me plongeant à nouveau dans un état proche du burn-out. Jamais longtemps car cette fois, j’aimais vraiment ce que je faisais et je pouvais vivre à mon rythme. Chaque petite réussite, chaque petit problème surmonté me reboostait vitesse grand V. L’impossible devenait possible dans des domaines jusqu’alors incongrus pour moi.

Je n’ai jamais autant appris de ma vie en fait. Là, où avant je me disais « tu n’y arriveras pas », je récidivais, m’entêtais, j’étais tenace. J’ai du me faire violence de nombreuses fois mais un an plus tard, je n’en reviens pas de tout ce que je sais maitriser aujourd’hui. Comme la fillette que j’étais qui tombait 100 fois de vélo, je suis fière d’avancer sans roulettes.

De nouvelles relations…

Les personnes négatives et qui me décourageaient sont sorties de ma vie. J’ai aujourd’hui un entourage partiellement reconstitué. Beaucoup sont chefs d’entreprise. Tous sont créatifs, enthousiastes, vivants. J’aime ma nouvelle vie avec eux. Ceux qui sont restés je les connais depuis toujours. Ils sont heureux de voir ma transformation. Ils n’en reviennent pas de mes audaces et de ma sérénité.En fait, j’ai toujours eu ça en moi, je l’ai juste fait émergé.

Pourtant, j’ai toujours autant d’embêtements. Je les gère différemment. Je n’ai plus peur. La peur est inutile. Elle fait somatiser. La vie est courte, nous n’avons pas le temps de nous arrêter de vivre ou de râler outre mesure. Je ne croise presque plus que des gens positifs. Les autres, je les ai sortis de ma vie. Je ne joue plus au sauveur de l’humanité. S’ils sont mal, c’est à eux de prendre des mesures. Tout le monde a ses faiblesses et ses problèmes. Les vivre est une chose, s’y complaire pendant toute une vie est un sacerdoce que je ne cautionne pas. Leurs complaintes sont devenues leurs affaires, plus les miennes.

Aller encore plus loin…

Bien qu’ayant avancé dans mon projet et étant presque au bout aujourd’hui proche du démarrage, je m’aperçois que je dois encore dépasser mes peurs. Cette fois, je dois affronter la peur de l’échec. Peur de mal faire aussi. J’ai encore une personne parmi mon entourage que je dois sortir de ma vie car elle me fait douter. Oh ce n’est pas une personne proche. Juste une personne qui ne maitrise pas mon expertise, qui végète dans sa vie et qui s’agrippe à moi pour avoir des conseils gratuitement. Cette personne profite aussi d’autres personnes. Elle fait travailler son entourage en les flattant, les culpabilisant, les charmant. Sans rien donner ou presque en retour. Je me suis aperçue que je devais dépasser ce qui faisait en moi que je m’étais acoquinée de cette personne.

J’ai encore du boulot pour dépasser mes peurs et je dois avancer. La vie place les bonnes personnes sur notre chemin afin qu’on en retienne des leçons. Cette relation n’est donc qu’une leçon de plus à apprendre. J’en remercie la vie pour ça.

Je vais travailler encore plus sur mes blocages personnels, je sais que je vais en sortir grandie. Je sais que sortir de mon cocon peut m’amener loin. Il existe des tas de techniques pour ça. Je sais que les solutions vont se placer comme toujours sur ma route. A moi de les reconnaitre et de les saisir.

Le parcours accompli…

Il y a un an, j’étais mal partout dans ma vie ou presque et aujourd’hui, j’ai crée ce blog, j’ai crée mon entreprise, où j’accompagne mes clients dans leur reconnexion, j’ai de nouvelles relations épanouissantes, j’ai une meilleure estime de moi, j’ai une vision et des projets plein la tête, j’ai fait un travail sur moi, j’ai pris soin de mon corps. Rien n’est parfait, rien n’est finalisé mais j’ai une meilleure vie qu’il y a un an.

Alors si vous aussi vous avez peur, si vous aussi vous doutez, faites confiance en la loi de la vie qui vous montrera le chemin. Laissez éclore la rose qui est en vous, vous en valez le coup! Regardez les situations et les personnes sous l’angle du positif. Même les plus sordides. Ouvrez votre cœur. La vie viendra vous tester encore et encore tant que vous ne serez pas sortis de vos schémas limitants.

 Si j’y suis arrivée, vous pourrez aussi.

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