Dimanche, je suis allée voir une conférence de la merveilleuse Lise Bourbeau qui du haut de ses 73 printemps nous explique avec humour son parcours et son rapport avec l’argent, nous enseignant ses conseils pour attirer à soi la prospérité. Je n’ai aucun partenariat avec Lise mais je vais vous résumer sa vision de l’abondance et vous donner la mienne, afin que chacun puisse se faire sa propre opinion sur le sujet.

Qui est Lise?

Lise Bourbeau est une écrivaine canadienne en développement personnel née en février 1941, qui a consacré l’essentiel de sa carrière au développement personnel. Ces livres phares sont « Ecoute ton corps« et « Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même« . Elle a fondé son école et sa maison d’édition qui lui ont permis de professer ses idées par des ateliers ou des ouvrages connus dans le monde entier.

Lise et l’argent

D’emblée, Lise nous affirme sans complexe qu’elle aime l’argent, qu’elle raffole en particulier des bijoux et qu’elle a été tout au long de son existence travaillé 80 heures par semaine. Elle nous explique ensuite qu’elle en a beaucoup gagné et qu’elle a aussi été beaucoup endettée, nous démontrant ainsi à travers sa vie, que le rapport à l’argent est bien plus compliqué qu’il n’y paraît.

Aujourd’hui, Lise prétend être sortie totalement de ses dettes depuis 10 ans, c’est à dire à l’âge où l’on prend fréquemment sa retraite. Étonnant de la part d’une personne qui a enseigné toute sa vie aux autres à améliorer le rapport à l’argent. Mais pourtant véridique. Elle justifie ses propos en affirmant qu’elle savait mieux former qu’être et que ses propres enseignements dispersés à travers le monde lui ont permis à elle aussi, de vaincre ses blocages.

La thèse de Lise

Aimant beaucoup l’argent, Lise nous invite à l’apprécier nous aussi sans culpabilité. Elle affirme que chacun a le droit d’aimer ou pas en gagner et que ceux qui le désirent fortement n’ont pas à en rougir. Elle désacralise l’accession à la richesse financière. Elle lève des tabous. Elle nous demande de voir désormais l’argent sous l’angle d’une circulation d’énergie qui part et qui nous revient. Elle cite une anecdote personnelle qui l’amène à faire des séjours en thalasso/spa très coûteux puis elle nous assure que l’argent dépensée lui reviendra car elle paye ainsi les employés du centre qui achèteront un jour ses livres… et la boucle est bouclée.

Sa thèse se tient. Elle reprend même celle des économistes qui préconisent que la vitesse de circulation de la monnaie et la relance par la consommation déterminent le niveau de croissance d’un pays, ou celle du slogan des années 80 qui affirmait « nos emplettes sont nos emplois ».

Elle nous apprend également que les freins à l’abondance sont:

  • l’envie et la jalousie
  • la culpabilité d’en gagner plus que les autres
  • le manque de volonté et la paresse
  • la croyance que le chômage est une fatalité
  • la religion (les représentants de nombreuses religions craignant la perte de leur pouvoir sur leurs adeptes)
  • les croyances diverses héritées de notre éducation.
  • la peur d’en manquer
  • etc…

Elle nous explique alors que pour devenir plus riche, il faut bien « entendre » les phrases que l’on prononce en parole ou en pensée, en rapport avec l’argent et les regarder en face. Elles sont notre vision inconsciente de nos blocages: « Je suis nul », « L’argent est sale », « Les riches sont des voleurs »… Changer ses croyances, lever ses blocages est donc la solution. Ca peut prendre des années ou toute une vie.

Lise et l’écologie

La question principale que je me suis posée par rapport à cette conférence est: « Comment concilier écologie et richesse matérielle? » Lise n’a jamais mentionné la protection de la planète et je ne connais pas sa position sur le sujet. Moi qui préconise souvent le minimalisme et qui suit admiratrice de Pierre Rabhi, la thèse de Lise me dérange. Elle va à l’encontre de mes valeurs. C’est peut-être pour cela que je ne suis pas riche.

Un jour pourtant, j’ai fait part de cette contradiction à une écologiste convaincue depuis de nombreuses années. Sa réponse m’a surprise: elle m’a affirmé qu’elle ferait moderniser sa maison de manière écologique et qu’elle aurait une voiture non polluante. Cette personne vit du RSA depuis quelques temps après une carrière de cadre. Elle n’a plus de véhicule. Alors certes, pourquoi pas?!!

Je me suis alors demandée comment j’emploierais mon argent si j’avais 3 millions d’euros en banque. J’ai réalisé que l’on pouvait en effet vivre magnifiquement mais en faisant plus d’ateliers en développement personnel ou en montant des projets écologiques… qui vont tout à fait dans le sens du respect de mes valeurs.

Voilà, où en êtes-vous avec l’argent vous-même?

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