Carrière ou famille? c’est le dilemme qui se pose à toute femme qui envisage d’avoir son premier enfant. Et ce choix sera encore plus imposant au gré des nouvelles naissances. Je parle vraiment de « carrière » et non pas de simplement travailler. J’entends par là, avoir accès à des responsabilités au fil des années qui nous procurent plus d’épanouissement personnel. Alors réfléchissons un peu au problème sous tous les angles.

LE CHOIX DE LA CARRIÈRE

LES AVANTAGES

Choisir la carrière présente de nombreux avantages car les femmes sont lourdement pénalisées si elles font le choix inverse. En effet, les bienfaits sont:

  • l’épanouissement professionnel
  • le gain en responsabilités
  • le gain en revenus
  • le gain en retraite
  • avoir une vie relationnelle plus intense
  • la liberté financière
  • non dépendance vis-à-vis de son conjoint
  • faciliter à divorcer
  • la fierté d’avoir fait quelque chose de sa vie

Certaines femmes renoncent carrément à avoir des enfants pour raisons financières, par goût prononcé pour le développement de leur carrière et c’est vraiment un choix motivé.

LES INCONVÉNIENTS

Évidemment, cela signifie renoncer au bonheur et aux joies que procurent les enfants, au plaisir des areuuuhhh, du premier  »maman », des premiers pas, des balades à vélo, des câlins,…. je vais arrêter là, la liste est infinie.

 

 

LE CHOIX DE LA FAMILLE

L’âge moyen du premier enfant pour une femme est de 29 ans en France. L’allongement des études et les difficultés à trouver un emploi stable ont fait reculer cet âge. Trouver un premier vrai emploi a été difficile pour beaucoup d’entre nous, il a fallu patienter quelques mois, faire des tonnes de démarches alors une fois bien en place, on a envie de garder nos acquis malgré l’envie de maternité. Et pourtant, l’horloge biologique tourne et l’envie de câliner bébé, d’avoir un enfant avec l’homme de notre vie nous prend aux tripes.

 

LES AVANTAGES

Si l’on choisit d’arrêter de travailler, les bonheurs et les avantages sont grands

  • Voir grandir ses loulous
  • Éviter les frais de garde
  • Éviter l’affolement en recherche de nounou en cas de maladie du bambin, la nounou c’est vous!
  • Suivre le développement des enfants en étant présentes pour les câlins, les devoirs, les sorties diverses.
  • Être moins dans la course

 

LES INCONVÉNIENTS

Arrêter de bosser signifie devenir complètement dépendante de son conjoint financièrement en matière de soins, de logement etc, ne pas cotiser pour sa retraite, avoir une forte diminution de revenus, ne pas avoir de reconnaissance sociale, avoir de gros soucis financiers en cas de divorce à moins d’obtenir une énorme prestation compensatoire et une grosse pension alimentaire.

 

 

ALORS COMMENT CONCILIER CARRIÈRE ET VIE DE FAMILLE?

 Bien sûr que les exemples de femmes courageuses qui cumulent carrière et vie de famille existent, cependant les Ségolène Royal mères de 5 enfants qui gèrent des ministères, il y en a très peu. Alors qu’en est-il en réalité?

 

LE CHOIX DU JOB ALIMENTAIRE OU DU MI-TEMPS

C’est rapidement le choix vers lequel beaucoup de femmes se tournent. Et bien entendu, ce choix a des répercussions sur bien des domaines.

Conséquences financières  lourdes

Les principales conséquences sont financières. Ainsi les femmes aujourd’hui en France ont autour de 950 euros en moyenne de retraite contre 1650 euros pour les hommes. Elles ont des salaires inférieurs de 25% (jusqu’à 30% chez les cadres) pour le même emploi, les même compétences et les même diplômes. L’écart moyen en valeur est d’un demi-smic soit 446 euros.

Alors pour compenser, beaucoup de femmes très courageuses cumulent les emplois: vente à domicile, animation en grande surface le samedi…

 

Peu de perspectives de promotion

Ensuite, viennent les conséquences sur leur évolution de carrière. Les femmes (majoritairement plus diplômées que les hommes) se retrouvent cantonnées dans des emplois intermédiaires ou peu qualifiés. Rares sont celles qui s’épanouissent dans leur emploi d’ouvrière, de nounous à domicile, d’auxiliaire de vie ou dans le banal métier de secrétaire où les tâches restent les même pendant 42 ans. Les métiers à mi-temps à responsabilité sont rares. Qui connait une DRH à mi-temps? Une expert-comptable à 20 heures?

Certes, la fonction publique ou l’association professionnelle sont des solutions: médecin scolaire à mi-temps, orthophoniste associée… Quand chaque personne gère ses dossiers, ses clients, ses patients c’est encore une solution.

On peut également réaliser (c’est en vogue), une partie du travail à  en télétravail à domicile. Certains employeurs l’acceptent et ça vaut le coup de tenter la demande en démontrant les avantages à mettre en place ce type d’organisation lors d’un entretien annuel.

Rares sont les emplois adaptés. Les métiers d’enseignants s’y prêtent un peu mieux car ils cumulent une partie importante de travail à la maison. Toutefois, il faut compter sur des réunions parents professeurs, des conseils de classe ou des réunions pédagogiques régulièrement tardives.

 

Et l’épanouissement professionnel?

Outre le manque de reconnaissance à exercer des emplois subalternes, il reste qu’un beau jour, on a envie d’autres choses que d’effectuer des basses besognes! On se sent capables de prendre des décisions stratégiques, d’avoir des responsabilités et d’être plus créatives. On connait nos compétences mais on ne nous permet pas de les exercer. Et pourtant, on a tant envie d’être fière du travail que l’on accomplit et on aimerait que notre progéniture le soit aussi. Et puis montrer le visage et l’exemple d’une maman épanouie qui réussit dans son métier, c’est super non?

 

 

MA SOLUTION: L’ENTREPRENEURIAT

 

Après un cumul de deux mi-temps dans les services et l’enseignement, j’ai désormais envie de m’épanouir dans ce qui me passionne, d’en vivre correctement et de prendre des décisions. Je ne sais pas si ça va marcher, mais je tente. J’ai gardé un job alimentaire dans les servies et je me tiens encore à la disposition d’une ou deux missions de remplacement d’enseignante. Mais je me consacre durement mais sérieusement à mon entreprise libérale. Ce n’est pas tout à fait une reconversion professionnelle au sens où j’en parle dans cet article http://sereconnecter.org/2014/06/15/reconversion-professionnelle-vers-une-vie-plus-trepidante/, puisque j’ai déjà exercé pendant 15 ans dans le domaine où je crée mon métier. C’est une prolongation.

 

QUE DU BONHEUR !

Le matin, je me lève sur mon ordinateur pour réaliser tout ce que j’ai planifié, je travaille de chez moi, je ne suis pas exténuée, je n’ai pas de soucis de trajets, je peux faire des pauses quand j’en ai envie, je peux travailler à 6 heures du matin ou jusqu’à minuit, comme il m’importe. Je prends des décisions sur les services que je veux développer, je décide de ma stratégie, je vais en parler sur les réseaux sociaux, je réseaute avec des gens fabuleusement énergiques, je décide de mon logo et du web design de mon prochain site….

Bien sûr il y a des inconvénients, comme celui d’être tout seul chez soi, mais j’y croise i bambini, le chat et je peux même travailler sur ma terrasse. De toute façon, je suis habituée à bosser en grande partie de chez moi et j’ai toujours été autonome. Déjà quand j’avais déboulée à la fac, l’autonomie de l’étudiante que j’étais devenue avait été comme une bouffée d’oxygène pour moi. Plus d’horaires ou presque. Une organisation très personnelle.

Alors et vous? Avez-vous décidé de mieux vous épanouir professionnellement?

Vous avez aimé? Abonnez-vous !

Une réponse

  1. Carrière professionnelle ou vie familial...

    […] Carrière ou famille? c’est le dilemme qui se pose à toute femme qui envisage d’avoir son premier enfant. Et ce choix sera encore plus imposant au gré des nouvelles naissances. Je parle vraiment de « carrière » et non pas de simplement travailler. J’entends par là, avoir accès à des responsabilités au fil des années qui nous …  […]

Laisser un commentaire