Le burn-out n’arrive pas par hasard ! Pourquoi deux personnes qui font la même activité épuisante vont l’une faire un burn-out et l’autre pas? C’est ce dont je vais vous parler aujourd’hui car je l’ai vécu et observé chez les autres à plusieurs reprises; c’est en réalité en lien avec le besoin de reconnaissance. 

Un besoin de reconnaissance et de s’impliquer plus que les autres

Si deux personnes qui font la même activité vivent l’une un burn-out et l’autre juste une grosse fatigue vite récupérée, c’est parce que l’une s’implique davantage en heures et émotionnellement parlant.

La personne proche du burn-out est plus perfectionniste, elle va aller jusqu’au bout de ce qu’elle peut donner sans parvenir à dire non et sans poser des limites aux autres et surtout sans arriver à s’en poser à soi-même !

Elle va agir par culpabilité, comme si une petite voix lui disait « Tu dois donner le meilleur de toi-même sans limite, sans te soucier de ta santé et de ton corps que tu sens pas à pas défaillir. Tu dois être une bonne fille ou un bon garçon qui dit oui à son patron, ses collègues peu scrupuleux ou ses clients. Tu sais que tout le monde profite de toi et de ton dévouement mais tu ne peux pas t’arrêter, tu fonces quand même au delà du raisonnable« .

Cette petite voix va lui dicter d’accepter un énième dossier, un énième client, la réunion ou le séminaire de trop, de faire des heures supplémentaires à l’hôpital.

En réalité, la personne qui a besoin de s’impliquer va chercher inconsciemment un job ou un poste qui nécessite d’en faire beaucoup. Elle va se tourner vers par exemple un emploi à caractère médical où les heures ne sont pas comptées plutôt que vers un emploi médical administratif (un médecin va devenir urgentiste plutôt que médecin du travail). Elle va postuler pour un poste de professeur dans un établissement à caractère difficile plutôt qu’un établissement calme.

Cette personne qui a besoin de s’impliquer le fait en étant persuadée qu’elle est une très bonne personne qui va « jouer les super héros » auprès des autres.

Les métiers du social, du médical, ou en lien étroit avec l’humain comme l’enseignement sont particulièrement recherchés par ces personnes. Outre les heures, ils nécessitent une grande empathie et une grande implication émotionnelle. Et c’est quand les personnes sont en plus empathiques qu’elles vont être le plus sujettes au débordement et à l’épuisement mental, épuisement mental qui est l’un des facteurs les plus caractéristiques du burn-out.

Les personnes moins empathiques ou qui savent se protéger émotionnellement et se détacher des situations de souffrance seront peu touchées par le burn-out.

Alors pourquoi ces personnes empathiques, ayant le besoin de s’impliquer autant et ne sachant pas poser de limites le font-elles?

Un grand besoin de reconnaissance

Ces personnes ont un grand besoin d’être reconnues comme « sauveurs » des autres. Elles s’impliquent car elles ont besoin que l’on s’aperçoive de leur courage, de leur qualité d’empathe, de leur dévouement, des heures qu’elles font, de la qualité de leur travail. Elles veulent attirer l’attention sur elles par leur perfectionnisme. Elles ont besoin d’être souvent « la ou le meilleur ». Elles ne sont en réalité qu’en compétition avec elles-même et les autres en profitent.

Alors pourquoi?

A travers ce besoin de reconnaissance, les adultes qui s’épuisent mentalement et en quantité d’heures expriment le besoin d’attirer la reconnaissance qu’elles n’ont pas eu assez selon leur perception dans l’enfance. En gros leur inconscient leur dicte « Je n’ai pas eu assez de reconnaissance par papa et maman quand j’étais enfant alors je m’implique. Je m’implique pour que le regard des autres répare ce que papa et maman n’ont pas su me donner. »

En réalité, ces adultes proches du burn-out crient le besoin d’attention et de reconnaissance de leur enfant intérieur ! « Papa maman, aimez-moi à travers le regard des autres, regardez comme je suis une bonne personne qui mérite votre attention, regardez comme je m’épuise pour que vous me voyez enfin« .

Il suffit que vos parents aient été très occupés ou très préoccupés pour que vous ayez été « marqué à vie » par une sensation de ne pas avoir été reconnu :

  • « Regardez comme moi je finis tard et comme je quitte le boulot deux heures après les autres ».
  • « Regardez comme je m’occupe des parents alors que mes frères et soeurs ne viennent presque jamais ».
  • « Regardez comme j’arrive à faire ceci et cela alors que les autres s’en moquent ».

Si vous croisez une personne qui exprime l’une de ses qualités par rapport aux autres, c’est qu’elle a besoin de reconnaissance. Et si c’est vous, il va falloir en prendre conscience pour arrêter de souffrir.

Comment sortir du besoin de reconnaissance?

D’abord, il est absolument primordial que vous en preniez conscience ! Et ensuite que vous l’admettiez à 100% sans vous juger. La prochaine étape va être celle du pardon.

Le pardon va passer par celui de papa et maman et par votre propre pardon. Cela prend du temps et nécessite souvent un accompagnement thérapeutique car c’est difficile. C’est l’étape pourtant indispensable pour vous libérer de ce besoin de reconnaissance.

Il va falloir pardonner à papa et maman de ne pas avoir été là (parfois décédés ou parents inconnus) que ce soit avec leur présence corporelle ou leur présence émotionnelle. Ils ont fait du mieux qu’ils pouvaient avec les armes qu’ils avaient à leur disposition. Ils ont aussi vécu des choses dans leur enfance qui n’ont pas fait d’eux le ou les parents que vous méritiez et qui procurent attention, amour inconditionnel et protection.

Ce sentiment de rejet ou d’abandon que vous avez perçu dans l’enfance va créer ce besoin de reconnaissance. Il part d’une carence affective. Soyez sûr d’une chose : vous n’y êtes pour rien. Vous n’êtes coupable de rien. Alors il va falloir vous pardonner aussi à vous de vous être laissé emporter par ce grand besoin de reconnaissance.

A chaque fois que vous allez tenter d’aider quelqu’un qui n’en a pas besoin ou qui ne vous a rien demandé, à chaque fois que vous allez en faire « trop » pour être reconnu des autres (donc de papa maman), stoppez tout ! Vous attirez régulièrement les « victimes perpétuelles » et les « profiteurs » ainsi que de nombreuses personnes toxiques qui vont abuser de vous.

Désormais, vous devrez apprendre à poser vos limites aux autres et à vous en poser à vous aussi.

Ce n’est pas grave que votre maison ne soit pas parfaitement en ordre, que le lit ne soit pas fait, qu’un dossier soit rendu sans que vous ayez à bosser dessus tout le week-end. Refusez le énième client, refusez de faire le taxi pour vos gosses tout le week-end, refusez à votre mère d’aller bricoler chez elle alors que la semaine a été épuisante, refusez, refusez, refusez !! Et affirmez-vous sans culpabilité.

 

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